Quelle est l’histoire du Ciré Jaune Breton ?

Depuis plus d’un demi-siècle, le ciré jaune traditionnel breton incarne bien plus qu’un simple vêtement. Il est devenu le symbole indéfectible de la protection des marins, des pêcheurs et des vacanciers arpentant les côtes bretonnes. Plongeons dans l’histoire fascinante de Guy Cotten, le visionnaire à l’origine de cette icône incontournable.

À l’écoute des marins

Dans les années 1960, Guy Cotten, en collaboration avec l’entrepreneur breton Robert Cornic, conçoit le premier ciré en PVC destiné aux marins sur le port de Concarneau. Cette innovation révolutionne le quotidien des pêcheurs bretons, qui abandonnent rapidement leurs anciennes vareuses en toile de coton au profit de ces nouveaux cirés en nylon, légers et pratiquement indestructibles. Guidé par les retours d’expérience des professionnels de la mer, Guy Cotten instaure une relation de confiance avec les marins du Finistère Sud, lançant ainsi les prémices d’une grande aventure maritime.

L’avènement du ciré jaune

Au milieu des années 1960, le succès des centres nautiques et des clubs de voile en Bretagne inspire Guy Cotten à concevoir un vêtement spécialement adapté à la navigation. En collaboration avec des skippers et des moniteurs de voile, il crée la veste « Rosbras », un ciré jaune en nylon enduit, étanche au vent et à l’eau, équipé d’une fermeture à glissière sous double rabat à scratch. Ce modèle emblématique devient rapidement un incontournable sur les mers bretonnes, mais également auprès des agriculteurs, des cyclotouristes et des étudiants en quête d’aventure.

Le ciré jaune : référence mondiale

La veste Rosbras propulse l’entreprise Guy Cotten sur le devant de la scène internationale. Avec un logo imaginé par le célèbre affichiste Alain Le Quernec, représentant un pêcheur au visage rond et vêtu du fameux ciré jaune, la marque devient une référence dans le monde nautique. Dans les années 1970, le succès se confirme avec la veste de NAV, puis avec la combinaison de survie TPS, qui sauvera des vies lors du Vendée Globe 1996.

Un phénomène de mode inattendu

À partir de 1976, le ciré jaune, jusque-là réservé aux professionnels, devient un véritable accessoire de mode. La jeunesse française, séduite par son esthétique singulière, adopte massivement ce vêtement marin comme symbole de style. Avec plus de 600 000 exemplaires vendus depuis sa création, le ciré jaune demeure un incontournable de la garde-robe bretonne, perpétuant ainsi l’héritage de Guy Cotten.

Pour résumer, le ciré jaune de Guy Cotten incarne l’histoire vibrante d’une entreprise bretonne qui, depuis ses modestes débuts sur les côtes de Concarneau, a su conquérir le monde maritime tout en laissant une empreinte indélébile dans l’univers de la mode. Une véritable success story à la française, ancrée dans l’âme des marins et des amoureux de la Bretagne.

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